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Missions

Saison 1 inédite

La nouvelle série d'OCS Signature vous emmène aux confins de l'espace

Chaque jeudi à 20h40

Missions

Quand des milliardaires se font la guerre pour la conquête de la planète Mars.

Ulysse, mission spatiale européenne financée par le milliardaire suisse, William Meyer, est en route pour Mars. A bord de la navette se trouvent réunis les meilleurs astronautes et scientifiques français, italiens et allemands.

Après 10 mois de voyage, à la veille de se poser sur la planète rouge, ils apprennent qu'ils ont été doublés par les Américains. Cette mission a été financée par la NASA et un grand groupe informatique. Pourtant, ces derniers ne donnent plus signe de vie.

Après un atterrissage catastrophique, les Européens découvrent les débris du vaisseau et un seul survivant. Il s'appelle Vladimir Komarov, un Russe, premier homme à avoir trouvé la mort dans l'espace... en 1967 !

Missions est un pari fou porté par 3 trentenaires : Henri Debeurme, Julien Lacombe et Ami Cohen. Proposer une série de science-fiction française ambitieuse et de qualité, c'était un défi, un pari unique en France. Défi relevé, mission réussie !

Entretien avec Henri Debeurme l'un des créateurs et producteur de la série

L'origine du projet, une blague ?

Henri Debeurme :

Après avoir produit Lazy Company, Boris Duchesnay, directeur des programmes d'OCS, satisfait de la qualité de la série réalisée avec peu de moyens, nous avait lancé cette joke : « seriez-vous capables de faire la même chose dans l'espace ? ».

Nous nous sommes alors dit que nous avions face à nous un diffuseur prêt à sauter le pas. La science-fiction est un genre à part qui n'existe pas beaucoup dans la culture populaire en France. Faire une série sérieuse de ce genre et en français, c'était un quasi-interdit.

Il y avait eu une incursion en mode comédie avec Les Nuls et Objectif Nul, mais rien de sérieux.

Au fur et à mesure, nous avons progressivement débloqué notre cerveau et nous nous sommes mis à réfléchir sérieusement au projet.

4 ans de production ?

Il nous a fallu une année pour nous imaginer le faire. Comment créer des effets spéciaux avec un petit budget par exemple. Nous devions être crédibles pour convaincre les diffuseurs.

Il fallait trouver une histoire forte à raconter. Cela nous a pris une année de plus. Puis il a fallu un an de fabrication. Le défi était de faire Interstellar avec 100 fois moins de budget, Valerian avec 100 fois moins d'effets spéciaux.

Nous avons travaillé comme des artisans. Nous avons dû trouver des costumiers, des décorateurs qui réalisent ce que nous avions envie de voir et soient capables de convaincre les spectateurs par la réalité de ce qu'ils voyaient.

Nous avions des références de films comme pour le vaisseau, celui d'Alien ou d'Abyss. Nous voulions que tout soit épuré et réaliste.

Nous avons été confrontés à des dilemmes : comment fabriquer un casque par exemple. Ce fut une des gageures de cette série.

Nous ne voulions pas non plus travailler sur fond vert. Nous avons construit notre décor dans un studio à La Rochelle afin d'être plus réaliste.

Les influences ?

Sur la narration nous étions proches de Lost ou de Prometheus. Lost pour le côté mystère, huis clos qui s'envenime du fait des divergences des uns et des autres.

Nous n'avions pas d'influences volontaires cependant. On avait lu tous les 3 des livres de SF, vu des films et des séries.

Nous étions partis pour faire une série d'aventure, puis très vite nous avons eu envie de raconter des choses autour de la Terre et de l'humanité.

En s'éloignant de la Terre, nos personnages prennent de la hauteur et deviennent sensibles à la planète qu'ils quittent.

De fait nous avons voulu parler du destin de l'humanité. Nous avons voulu ouvrir plein de portes dans la série, sans apporter forcément toutes les réponses.

Notre avenir est entre nos mains et ce n'est pas forcément de bon augure.

Même les milliardaires sont pessimistes : Bill Gates finance des programmes pour améliorer la qualité de vie et Elon Musk veut quitter la Terre comme l'un de nos héros.

Le tournage ?

On a mélangé le réel et la 3D. Les scènes extérieures dans l'espace sont toutes en 3D, les plans plus serrés étaient tournés dans des décors réels.

Il fallait aussi reproduire l'effet de pesanteur avec les acteurs accrochés à des filins que nous gommions au montage.

Pour les extérieurs, nous nous sommes fiés à la NASA qui a répertorié sur son site des lieux qui pouvaient ressembler à ceux de Mars comme la Jordanie, l'Utah ou le Maroc.

Nous avons donc tourné en costume par plus de 45° dans le désert marocain, mais aussi dans des grottes en France, dans une carrière du côté de Chartres et sur un glacier du Mont Blanc à 2 800 mètres d'altitude.

Le choix des acteurs ?

Il fallait un équipage européen et international. Des Français, des Italiens, des Américains, des Russes.

Les acteurs devaient avoir des accents. Tout cela donne de la crédibilité à la série.

Nous avons aussi fait le choix de prendre des acteurs peu connus du grand public pour ne pas avoir de contraintes quant à leur notoriété. Nous avions surtout besoin d'acteurs hyper motivés et surtout talentueux !

Le rôle du milliardaire suisse a été le plus difficile à caster. Là encore, il devait être plus que crédible. Matthias Mlekuz, déjà connu pour ses nombreux rôles à la télévision et au cinéma, s'est révélé être celui qui allait porter l'histoire avec Hélène Viviès venue du théâtre.

Une franche camaraderie s'est installée entre tous les comédiens et la magie a opéré malgré les handicaps du tournage.

Lazy Company, Les Grands, Missions, autant de séries et autant de prix et de succès, comment faites-vous ?

On aime faire les choses que personne ne fait ailleurs. OCS nous autorise une liberté totale de création. Les Grands aurait pu être une énième série sur les ados, mais notre liberté de ton a fait la différence. Sur Missions, on pensait être accueilli par des fusils à lunettes. Lol. On s'attendait à se faire dézinguer. En fait, la critique nous a récompensés.

Si la critique accepte ce genre d'histoire, alors cela veut dire que le métier est mûr, ainsi que le public.

OCS, Netflix bousculent l'ordre établi. Ce serait bien que les autres diffuseurs osent aussi aller dans cette voie. La créativité et la liberté doivent prendre le pouvoir. Dans l'audiovisuel, le marketing ne doit pas tout le temps dicter la création !

Missions, la suite ?

La saison 2 est en cours d'écriture. Elle répondra aux questions laissées en suspens. Mais elle apportera aussi d'autres questions.

Tous les 3, avec Julien et Ami, nous aimons les surprises dans les surprises !

Rendez-vous sur OCS City (canal 51) chaque jeudi à 20h40 à partir du 1er juin.  Disponible aussi en intégralité sur OCS GO (canal54).

Premier épisode offert sur le Canal 29 de la TV d'Orange du 1er au 3 juin.

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