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L'e-Ligue 1, c'est quoi ?

Bruce & Brak : « Quelque chose de dingue » !

L'e-Ligue 1, c'est quoi ?

Le sport pour les geeks

Expliquez-nous pour les non-initiés comment se déroule l'E-Ligue 1 ?

Brak : L'e-Ligue 1, c'est très simple. Il y a deux tournois principaux, un tournoi d'hiver et un de printemps. Dans chaque tournoi, il y a une phase de qualification pour chacun des vingt clubs de Ligue 1. A l'issue de ces qualifications, on obtient un grand tableau qui réunit donc tous les représentants qui ont réussi à se qualifier pour chaque club,sachant qu'il y a deux joueurs par club. Il existe une compétition PS4 et une sur XBOX qui ensuite s'affrontent dans un tournoi final et se qualifient pour les Playoffs de fin de saison.

Est-ce qu'il y a des joueurs qui vous ont surpris ?

Brak : Oui, forcément. Parce qu'il y a des joueurs qu'on n'attendait pas à ce niveau, surtout des joueurs amateurs. Notamment le champion sur PS4 du tournoi d'hiver qui représente Nancy. Il est arrivé avec son courage et il a réussi à sortir tout le monde. J'ai été impressionné par Diogo «Stylishzzz» Peixoto, oui.

Bruce Grannec : En fait, je trouve qu'il y a plus des confirmations. Il y a Corentin « Rocky » Chevrey qui a remporté le tournoi d'hiver, il était attendu car il était un des grands favoris et il a répondu présent. On a vu quelques surprises et des découvertes. Ce qui est bien dans ce type de tournoi, c'est que forcément il y a des joueurs qu'on connait et d'autres pas du tout. Je pense par exemple à Corentin « Maestro » Thuillier qui a explosé cette saison, il a gagné beaucoup de tournois importants et a perdu en finale contre Rocky. On ne le connaissait pas avant la e-Ligue 1.

Est-ce vous trouvez que le niveau de jeu augmente chaque année ?

Brak : Oui, c'est sûr qu'il augmente. Le jeu demande de plus en plus d'entrainements pour atteindre le top niveau et y rester. C'est à dire qu'un joueur qui est très bon sur une saison n'est pas assuré de faire une belle année sur l'autre opus. Il y a toujours des joueurs qui émergent et qui arrivent d'un peu partout. Il faut toujours s'avoir s'adapter et être capable de réaliser ce qui marche dans le jeu. Le niveau ne fait qu'augmenter sachant que les compétitions deviennent de plus en plus difficiles et de plus en plus exigeantes.

Bruce Grannec : Peut-être, que le niveau augmente. Je pense que c'est plus parce qu'il y a énormément de joueurs maintenant, donc le niveau augmente sûrement plus. Mais le jeu évolue aussi, maintenant les compétitions évoluent uniquement sur Ultimate Team et il y a pas mal de différences par rapport au mode classique. C'est un mode plus arcade et plus spectaculaire. C'est de plus en plus dur de gagner des gros tournois.

Ça se professionnalise un peu plus...

Brak : Oui complètement, parce que il y a des étapes clé dans la saison. Et il y a des rendez-vous très importants qu'il ne faut pas manquer. On voit que les joueurs prennent ça de plus en plus au sérieux. Si un joueur n'arrive pas prêt le jour J, comme ça peut se passer dans le vrai sport, forcément il va s'en mordre les doigts. C'est plus comme dans le passé où on pouvait juste jouer un petit peu avec des petites sessions d'entrainements et arriver à un tournoi et le gagner. Aujourd'hui, il faut vraiment être préparé.

Bruce Grannec : Oui exactement. C'est sûr que depuis quelque temps, il s'est passé beaucoup de choses sur FIFA. Notamment avec l'arrivée des clubs de foot pro qui ont recruté des joueurs. Quasiment chaque club de Ligue 1 à ses représentants. On le voit même à la télé sur beIN SPORTS, il existe de plus en plus d'émissions autour de l'e-sport qui passe à la télé. Tout ça contribue au développement de l'e-sport.

Est-ce que vous avez des favoris pour les Playoffs ?

Brak : Pour l'instant mon favori reste « Rocky ». Il a gagné le tournoi d'hiver XBOX pour Dijon, c'est le joueur le plus régulier et il a remporté quasiment tous les tournois les plus importants ces derniers mois. Il a un vrai mental, un mental incroyable. Il arrive toujours à se sortir de situations compliquées et c'est la marque des grands champions. Il est toujours présent quand il le faut et je mettrais une bonne pièce sur lui.

Bruce Grannec : C'est compliqué de parler d'un favori. La liste est longue et personne n'est là par hasard. On l'a vu, il y a beaucoup de surprises et de joueurs qui n'ont pas réussi à se qualifier. Honnêtement, c'est vraiment dur de dégager un favori.

Un partenariat entre EA et la LFP, ça semblait encore inconcevable il y a quelques années. Qu'est ça vous fait de voir votre jeu évolué comme ça ?

Brak : Concrètement, c'est un partenariat rêvé. Je considère que la passerelle entre FIFA et le monde réel, dans ce cas le vrai foot, est assez minime en définitif. Tout est cohérent entre les deux, on se comprend, on parle le même langage et au final on retrouve les mêmes codes dans le vrai foot. Donc oui, ce partenariat, secrètement je l'ai toujours attendu et toujours rêvé et finalement il est arrivé. Je pense que c'est un tremplin et que ça va permettre d'accélérer les choses. On va pouvoir toucher encore plus de monde et d'arriver à mettre en place des circuits qui vont vraiment attirer toute notre attention. On ne nous prenait pas vraiment au sérieux. Donc oui, moi, je suis très heureux du partenariat.

Bruce Grannec : C'est sûr que c'est quelque chose de dingue ! J'ai commencé il y a environ 10 ans à faire des compétitions, et nous il n'y avait vraiment rien à l'époque. C'était vraiment un loisir. Et petit à petit, ça s'est développé. Et nous, déjà il y a encore pas mal d'années, on se projetait et on se disait bien qu'un jour ça allait exploser et se développer. Parce que, les jeux vidéo tout le monde y joue et encore plus FIFA qui parle à tout le monde, un jeu grand public et facile à comprendre. De voir la LFP et tout ça, c'est quelque chose de dingue de voir ce parallèle  avec le vrai foot.

Vous parliez de ne pas être reconnu sérieusement juste avant, comment vous voyez les critiques sur l'e-sport ?

Brak : Je pense que l'opinion a compris que l'e-sport était un domaine dans lequel il y avait des personnes qui y travaillent vraiment dans le bon sens pour le faire avancer. On travaille dur pour montrer qu'on n'en est pas dans une phase rustique. Les gens ont commencé à tilter sur le fait qu'on était peut-être là en face d'un nouveau sport, enfin pour moi ça a toujours été un sport. Un sport qui était méconnu jusque-là, mais qu'on a réussi à faire accepter aux gens. Je pense qu'on va y arriver encore plus avec l'aide de tous les médias, toutes les entités qui participent à son essor.

Bruce Grannec : Les critiques j'en vois très peu. C'est vrai qu'au tout début, ce n'est pas que les joueurs de jeux vidéo étaient pas assez pris au sérieux c'est surtout que ce n'était pas assez développé et professionnalisé, c'était un peu différent. C'est vrai que maintenant l'e-sport est vu différemment, c'est vu comme un sport on peut le dire. C'est une bonne chose. Mais je ne dirais pas que c'était mal vu. Tout ce qui est nouveau forcément ça pose des questions et finalement on voit que ça se passe très bien.