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M. Desailly et D. Tulett

Une-Deux

L'avis des experts sur cette nouvelle saison de basket américain

interview

M. Desailly et D. Tulett

Nouvelle saison, nouveaux enjeux

A deux semaines de la reprise de la Champions League, en intégralité sur beIN SPORTS, Marcel Desailly et Darren Tulett décryptent les poules, livrent leurs pronostics et leur avis sur le PSG et Monaco.

Des poules très indécises

Darren Tulett : Il y a des années où on dit tout de suite : « Ce groupe-là, c'est déjà joué, ça va être ces deux équipes-là ». Mais après le tirage au sort, on s'aperçoit que c'est beaucoup moins le cas cette année. Il y a plusieurs groupes où les trois équipes peuvent passer. On a tendance à dire en Angleterre que Manchester United est souvent verni lors des tirages au sort et cela semble être encore le cas avec le CSKA Moscou, le FC Bâle et Benfica. En revanche, Chelsea a eu moins de chance en étant avec l'Atlético Madrid et la Roma...

Marcel Desailly : La répartition est très bonne, même si on aura le droit à quelques gros « clashs », comme le Paris-Bayern, le Dortmund-Real Madrid et le Juve-Barça. Il y a beaucoup de groupes où il y aura trois prétendants pour deux places. Sinon, le reste est équilibré. C'est toujours un plaisir de voir cette première partie, même si elle est moins prestigieuse que la seconde. Il y a des clubs comme Porto ou Anderlecht qui peuvent avoir leur carte à jouer. La vérité du début de saison n'est pas celle du mois de février où on a l'impression que la vraie Champions League démarre. Mais, globalement, on s'attend à une compétition qui va encore nous amener un très grand niveau sur le plan tactique. Cela devient de plus en plus intéressant. Les schémas de jeu se modernisent d'année en année.

Les favoris pour le sacre

Darren Tulett : On peut commencer par parler du PSG. Paris passe toujours la phase de poules. Le club espère aller plus loin bien sûr que ces dernières années mais il n'a jamais été si loin d'y parvenir. L'année dernière, c'était dramatique et exceptionnel. Avec l'apport de Neymar, les autres auront plus de place pour briller. Le PSG fait encore un peu plus peur aujourd'hui en Europe. Cela sera une formation très respectée. Le Bayern, pour l'instant, tu enlèves Lewandowski, ça n'est plus le même club donc je ne sais pas si le Bayern sera aussi fort que ces dernières temps.

Après la Ligue Europa, Manchester United s'est renforcé avec Lukaku. On sait que Zlatan sera de retour aussi. Quand tu ajoutes ces deux-là à Martial et Rashford pour la vitesse et la jeunesse devant, franchement, c'est puissant. Pogba va encore plus fort cette saison. Avec un des meilleurs du monde, David De Gea, en plus ! Le Real Madrid sera forcément l'un des favoris. C'est rare de gagner deux fois d'affilée, pourquoi pas trois ! L'équipe de Zidane est tellement impressionnante avec beaucoup de jeunesse aussi. Il n'y a pas eu beaucoup de transferts au Real cet été : c'est que Zidane sait ce qu'il a à sa disposition. Le Barça, c'est un peu tôt pour dire qu'ils font partie des favoris. Personne ne sait ce que ça va donner. Peut-être que dans quelques mois, les doutes vont se dissiper.

Marcel Desailly : Il y a toujours la suprématie du Real Madrid qui reste avec une ossature très forte. Son effectif a très peu évolué et il s'est séparé uniquement des joueurs qui n'étaient pas les premiers choix de Zidane. On est dans une deuxième année du Bayern Munich. Ancelotti a eu un peu de temps pour travailler avec son effectif, le réajuster et laisser de la place à certains. Je ne crois pas en Manchester City. Ils ne sont pas à l'image de ce que voulait Guardiola. Le Mercato n'a pas été ce qu'il cherchait. Très grosse force de frappe mais, après, le bloc défensif n'est pas suffisant pour prétendre aller jusqu'au bout de la Champions League.

Il y a aussi le PSG forcément avec tout ce qu'il se passe (rires). On veut y croire mais il faudra que tout le monde joue le jeu : de Di Maria à Draxler, en passant par Lucas. On aura vraiment besoin de tout le monde. Ces trois joueurs, en fonction de leur dynamique et leur comportement, devront pousser l'équipe encore plus haut.

Le PSG bien loti

Darren Tulett : Le groupe du Paris Saint-Germain est plutôt simple, c'est peut-être le plus simple à mes yeux. Le PSG était allé l'emporter 4-0 à Anderlecht il n'y a pas très longtemps avec Zlatan. Ils feront peut-être autant avec Neymar. Le Celtic, c'est peut-être très bon en Ecosse mais le niveau du football en Ecosse est tombé tellement bas qu'on est obligé de parler de l'ambiance dans le stade pour se mettre quelque chose sous la dent... Même si j'aime beaucoup Moussa Dembélé, cette équipe du Celtic ne devrait pas poser de problèmes ni au PSG ni au Bayern Munich. La question sera de savoir laquelle de ces deux équipes va terminer première. Evidemment leurs deux confrontations s'annoncent explosives.

Monaco vers un nouvel exploit ?

Marcel Desailly : J'y crois toujours. Quand on regarde un peu ce début de championnat, on se dit : « Pourquoi pas ». Ils sont tranquilles. Falcao, qui avait des envies de partir, reste un leader dans son équipe. Les joueurs qui n'ont pas pu partir restent sur le feu parce qu'ils savent qu'il y a un projet à Monaco et qu'après une très belle saison, ils pourront partir à nouveau. On peut espérer que le remplaçant de Bernardo Silva, Rony Lopes, se mette au niveau dans l'animation car Silva apportait vraiment une touche impressionnante à l'équipe. Si tous ces départs sont compensés, on retrouvera un Monaco très fort. Ils ont toujours un petit ascendant psychologique après leur saison passée réussie.

Darren Tulett : Le groupe de Monaco, sur le papier, a l'air pas mal mais on a quand même deux champions : Besiktas et le FC Porto. Et Leipzig qui a été la sensation en Allemagne la saison passée. On va voir si le nouveau club de Jean-Kevin Augustin est capable de rééditer de tels exploits cette année. Ce groupe s'annonce moins facile qu'on ne le pense.

Des outsiders à l'affût

Marcel Desailly : Ce n'est pas parce que je suis de là mais Chelsea peut être une belle surprise ! On ne les a pas vus l'année dernière. J'y crois car Conte a gardé une vraie ossature. C'est un ton en dessous avec le départ de Diego Costa au niveau de l'impact. Marcos Alonso nous surprend de plus en plus. Moses confirme bien sa place, même si j'aurais aimé qu'ils prennent Alex Sandro, de la Juventus. Cela aurait été magnifique s'ils étaient arrivés à le prendre. Chelsea peut faire partie des équipes qui vont surprendre.

Darren Tulett : Le Napoli. J'adore la façon dont joue cette équipe. Là, aussi, comme le Real, il n'y a presque pas eu de changements. C'est une équipe dont les joueurs se connaissent et s'apprécient. Ils savent jouer ensemble. On sent une belle complicité. C'est tellement fluide, ça va vite et il y a beaucoup de joueurs capables de marquer. J'aime beaucoup Liverpool et Jürgen Klopp, même si j'ai du mal à croire qu'ils pourront aller au bout. Mais c'est une équipe qui peut battre n'importe qui. Tout dépend si Coutinho reste ou non. Cela peut être une équipe surprise. Et évidemment Qarabag (rires).

Le dispositif beIN SPORTS

Darren Tulett : Cela va être une saison magnifique avec des déplacements dans les stades autour d'Alexandre Ruiz et de ses Experts. Comme la saison passée, il y a un gros avant-match pour vivre tous ces moments qu'on aime tant partager sur l'antenne avec nos abonnés. Nous, on ne prend pas l'antenne quelques instants avant le coup d'envoi. On est là bien avant pour montrer tout ce qu'il se passe autour des rencontres. Si on a envie de vivre grandement l'avant-match, c'est là où il faut être. Et on va continuer à se régaler après, avec le Champions Show, en direct et en public, pour voir les meilleurs moments de toutes les rencontres avec les réactions en direct et pas mal de sourires sur le plateau.Marcel Desailly : Je suis très heureux de retrouver la bande autour d'Alexandre. Comme d'habitude, on va essayer d'amener notre petite expérience de cette compétition pour que le téléspectateur puisse avoir tous les outils afin de faire sa propre analyse du match et du jeu. Toujours avec à chaque match un petit pincement quand on se retrouve sur les terrains en s'imaginant qu'on aimerait bien y être avec les chaussures (sourire).