Le Mag TV

HP

Nouvelle série inédite

Dans le milieu psychiatrique, les fous ne sont pas forcément ceux que l'on croit !

Dès le 6 décembre à 20h40

Sheila est une jeune interne en psychiatrie. Pour son premier jour de stage, elle est épaulée par son co-interne, Jimmy. Très vite elle va être confrontée à la folie qu'elle croyait connaître et pouvoir soigner. Au fil des jours, au contact des patients, Beyoncé, le King, Ulysse, Sheila va prendre conscience de la dureté des lieux mais aussi de l'humanisme qui se dégage de cet hôpital. Au risque de remettre sa vie en question, sa famille, son petit ami, elle va faire une découverte paradoxale : et si la vie au-dehors n'était pas plus brutale ?

La série est portée par de nombreux comédiens, Marc Citti, AgnèsSoral, Eric Naggar, Wim Willaert et Tiphaine Daviot qui joue le rôle de Sheila, celle qui croyait que les carrés vont dans les carrés et les ronds dans les ronds. Celle qui croyait avoir une vie normale et que cet « enfermement » en HP va  la conduire à redéfinir les principes d'une destinée qu'elle croyait toute tracée.

Qui est Tiphaine Daviot qui donne corps et âme à ce frêle personnage qui va se révéler bien plus forte qu'on ne croit ?
Rencontre avec une actrice qui a la passion dans le sang :

J'ai toujours voulu être actrice. Dès mon plus jeune âge, je me mettais en scène, incluant mon cousin et mon chat dans mes délires. Puis il y a eu la découverte du cinéma avec Louis de Funès. Il était un lien entre l'enfance et la réalité. Je le voyais comme un personnage de cartoon. Alors quand il a fallu choisir ma voie, j'ai hésité entre actrice ou vétérinaire. Mais lorsque j'ai appris qu'on ne soignait que des animaux malades alors que moi je ne voulais que les câliner, j'ai opté pour le théâtre avec le soutien de mes parents.
D'abord au collège où je prenais des cours, à la MJC et puis au lycée avec l'option théâtre.
J'ai commencé à découvrir la réalité du métier, les auditions, les bilans chaque trimestre.
En parallèle d'une fac théâtre où la formation était très rhétorique, je suivais des cours à l'école Les enfants terribles.
Il n'y avait pas UN professeur, mais plusieurs comme Benjamin Rataud ou Benoît Lavigne qui nous rendaient malléables grâce à des méthodes différentes. Avec eux, les exercices étaient variés, cérébraux, poétiques, physiques. Le théâtre a été mon premier amour et le reste encore aujourd'hui. J'aime le contact avec les planches. C'est là que j'ai connu mes premiers succès. Au café de la gare avec « Comment l'esprit vient aux femmes » que j'ai joué pendant deux ans.
Puis j'ai eu un agent, j'ai fait du cinéma et tout s'est enchaîné grâce à de nombreux rôles à la télé. La reconnaissance du métier est venue grâce  à « Les bigorneaux » d'Alice Vial qui a obtenu le César 2018 du meilleur film de court métrage.
Comment devient-on Sheila ?
J'ai eu très peu de temps car choisie un mois avant le tournage, alors que c'est le rôle principal. J'ai dû me plonger dans un milieu et un univers que je ne connaissais pas. Des amis journalistes m'ont fait en urgence une compilation de documentaires sur le sujet. Je me suis beaucoup inspirée du travail de Raymond Depardon avec notamment « Urgences ».
Je voulais m'éloigner des stéréotypes des années 70 avec les fous et les camisoles de force.
Aujourd'hui en HP, on retrouve beaucoup de gens qui ont fait des burn-out face à la dureté de la vie. J'ai rencontré des psys. J'ai vu comment ils réagissaient face aux malades. Comment ils étaient à l'écoute. Le fait de jouer dans un vrai hôpital et de croiser des médecins du réel m'a beaucoup aidée.
Dès le départ, on sait que tout va changer pour Sheila ?
Oui, mon personnage est très normé, il a l'habitude de cocher des cases. En HP, cela ne fonctionne pas du tout comme cela. Il faut lâcher prise et sauter dans le grand bain sans savoir nager, prendre la tasse et sans cesse recommencer.
C'est aussi un métier qu'on ne quitte pas le soir en enlevant sa blouse.
Au fil du temps, Sheila se révèle à elle-même. Face à la réalité, elle ne peut plus se mentir, ni mentir aux autres.
Un personnage préféré ?
Sans hésitation : le King. Enfermé depuis 15 ans. Il vit dans son monde. Wim Willaert est un grand acteur flamand, il donne force et expression à son personnage. Il est heureux en HP, lorsqu'il sort et retourne à la vie normale, il ne la supporte pas. Il n'est pas adapté à la société du dehors. Sheila a une relation particulière avec lui. Les rôles sont souvent inversés.
Elle se préoccupe autant de lui, que lui d'elle.
Une série proche de la réalité ?
Il y a plein de choses folles dans la série, mais tout est vrai. Même l'histoire du tigre. L'une des auteures a une belle sœur qui est psy. Elle s'est occupée d'une femme qui se prenait vraiment pour Beyoncé.
La série est loufoque, mais très bienveillante. Tout paraît énorme parce que condensé en 10 fois 26 minutes. Ce qui donne à l'arrivée l'impression d'avoir été essoré dans une machine à laver.
Sheila et la vie normale ?
Comment continuer à se mentir parfois ? Voire toujours ? Dans la vie de tous les jours on peut le faire. Pas en HP. On n'a plus d'œillères, c'est un métier indélébile qui fracasse tout.
Sheila en prend plein la tronche et met sa vie dans la balance. Les choses qu'elle avait étouffées se libèrent. Elle ouvre la boîte de Pandore et se révèle  grâce à cet enfermement.
Une suite ?
Oui ! On la veut ! Avec la scène finale on se demande ce qui va arriver à Sheila. Comment cet internat a changé sa vie et quelle direction elle va prendre.
C'était un tournage agréable car OCS nous met dans l'urgence avec un budget serré qui nous oblige à l'inventivité. En échange nous avons une totale liberté de sujet. Une fois que la chaîne a dit banco, il n'y a plus d'intervention de leur part. Pour eux juste le scénario compte.Ce sont plus que des séries, c'est du cinéma avec des univers qu'on ne voit pas ailleurs comme Lazy Company, Les grands, Missions ou bien encore Alphonse Président où j'ai un rôle dans la saison 2.
Retrouvez Tiphaine Daviot dès le 6 décembre sur OCS MAX. Elle sera prochainement à l'affiche de Marianne sur Netflix et En famille sur M6...
La série a été primée au 20e Festival de la fiction TV de La Rochelle.

Sur le même sujet Série