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Saison 2 inédite

Interview d'Angela Soupe et Sarah Santamaria-Mertens créatrices de la série

Tous les jeudis à 20h50

Sheila, jeune interne en psychiatrie, est de retour. Après une première saison de remise en question, car les ronds ne rentrent pas forcément dans les carrés, notre héroïne va devoir se confronter à de nouveaux dilemmes.
Entre gravité et un ton plus léger, pas facile de faire rire d'un monde bien à part. Rire oui, se moquer non. C'est le pari fou des deux scénaristes, réalisatrices, responsables des arches narratives, Angela Soupe et Sarah Santamaria-Mertens, qui en adaptent aussi les dialogues !
Cinq fois leur nom au générique, ce n'est pas rien et elles y tenaient nos deux jeunes femmes !

Quelle idée de faire une série médicale, mais sur les hôpitaux psychiatriques !
Angela Soupe
:
Tout est parti de la Fémis où nous faisions nos études. Il nous fallait un projet de fin d'année.
Sarah était intéressée par la psychiatrie, moi aussi, cela a donc été la conjonction de deux envies.
Sarah Santamaria-Mertens :
Je voulais faire une série sur la psychiatrie pour essayer de montrer la frontière entre la normalité et la folie.
Angela Soupe : J'ai rencontré Sheila un soir de Noël en la personne de ma belle-sœur. Elle était interne en psychiatrie et avait passé la journée avec ses patients. Il y en avait une qui se prenait pour Beyoncé, l'autre qui ne parlait qu'à ses pieds et cerise sur le gâteau, elle avait dû décrocher un pendu. Pour moi, cette fille était une héroïne, j'ai voulu raconter sa vie.

Difficile de ne pas être border line entre rire et moquerie ?
Angela Soupe :
On nous pose souvent la question. Mais lorsque nous avons rencontré des internes, on s'est rendu compte qu'ils avaient cet humour. Il y a chez eux de la souffrance, mais aussi de la poésie et de l'humour.
Sarah Santamaria-Mertens :
En HP, un moment tragique peut devenir drôle. Et puis il y a beaucoup d'humour dans ce monde. Dans les séries médicales on est souvent au premier degré, les malades, les opérations... Mais les médecins ont aussi leur humour de carabin qui est un mécanisme de défense pour se protéger.
Angela Soupe :
Et pour être proche de la réalité, nous avons rencontré une dizaine d'internes. Il y avait toujours un consultant avec nous au moment de l'écriture et sur le plateau pour le tournage.
La psychiatrie est un univers super flou par rapport à la médecine traditionnelle qui est plus rationnelle.

Sheila, cette fille carrée, doit à nouveaux faire face à des gens dits "anormaux" ?
Angela Soupe
:
À nouveau, elle se trouve confrontée aux patients. Elle comprend un peu mieux la psy, mais reste très cartésienne.
Sarah Santamaria-Mertens :
Pour répondre aux besoins de ses patients, elle cherche aussi des solutions ubuesques.
Angela Soupe :
Psy, c'est une vocation, ce n'est pas facile de s'enfermer à l'hôpital avec les patients, il faut avoir de grandes qualités pour rester efficace. Cette spécialité n'est pas prestigieuse et on ne guérit pas les gens comme on soigne un cancer.
La psy demande une thérapie de fond qui prend du temps et dans un système hospitalier où la rentabilité compte.
Sarah Santamaria-Mertens :
Ici, la maladie évolue sur du long terme, il n'y a pas de médicament miracle, il faut laisser le temps au temps et Sheila a du mal à rester dans ce système où il y a beaucoup de turn over...

Une saison 3 ?
Angela Soupe
:
À voir, on a encore des choses à dire. Il faut que l'on voie aussi avec les consultants pour les idées.
Travailler avec OCS a été magique. On a eu carte blanche avec un esprit Canal d'avant.
On nous a laissé tester des choses, prendre des risques.

Toujours ensemble ?
Les deux
:
Un film, des séries, on verra ce que la suite nous réserve, en tout cas on gardera un petit regard sur l'autre !

Rendez-vous sur OCS Max, canal 50, de la TV d'Orange.

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