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Ingmar Bergman

Le "peintre" des visages et de l'intériorité

Chaque vendredi à 20h40

Ingmar Bergman

Quatre films du plus grand cinéaste suédois de la seconde moitié du 20e siècle

Un été avec Monika Vendredi 3 novembre

Avec Harriet Andersson, Lars Ekborg, John Harryson / 1952

Harry, garçon livreur et Monika, salariée dans un magasin d'alimentation, se rencontrent et tombent amoureux. Les deux jeunes gens décident de quitter leur vie étriquée pour vivre leur passion sur une île. Tout à la jouissance de leur nouvelle liberté, ils mènent une existence idyllique et sauvage. De retour à Stockholm, Harry ne rêve qu'à la douceur d'une modeste vie de famille, tandis que Monika revendique une vie plus hédoniste.

À sa sortie dans les salles, Monika "fit l'effet d'une bombe érotique". Pendant une vingtaine de secondes, Harriet Andersson se met à fixer l'objectif et établit un contact direct, presque impudique avec les spectateurs. Cette scène non préméditée amorce un tournant décisif dans le monde du cinéma et annonce sa modernité. Bergman tombe amoureux de sa comédienne.

 

Les Fraises auvages Vendredi 10 novembre

Avec Victor Sjöström, Bibi Anderson, Ingrid Thulin / 1957 / Ours d'Or à Berlin et Golden Globe en1960

Le vieux professeur Isak Borg doit prendre la route après une nuit de cauchemars. Il demande à sa belle-fille de l'accompagner pour se rendre à la cérémonie en l'honneur de sa longue et brillante carrière de médecin. Dans sa limousine qui le conduit à Lund, il repense avec nostalgie à sa jeunesse. Entre rêves lucides et souvenirs, il fait le bilan de sa vie gâchée par l'égoïsme et se rend compte qu'il a été l'artisan de sa solitude.


L'Oeil du Diable Vendredi 17 novembre

Avec Stig Jarrel, Nils Poppe, Jarl Kulle, Bibi Anderson / 1960

En observant l'inflammation de sa paupière, Satan sait qu'une jeune fille encore vierge est sur le point de se marier. Pour relever cet affront, il échafaude un plan afin de lui faire perdre sa virginité. Il renvoie sur Terre un célèbre libertin pour la séduire, Don Juan.

"La chasteté d'une jeune fille, c'est un orgelet dans l'œil du diable". Le dicton a inspiré cette comédie dans laquelle règne le Prince de ce monde sur un enfer fantaisiste. Le cinéaste y confronte l'homme à ses désirs les plus intimes, lorsqu'ils sont contrariés par la morale religieuse.


L'Attente des femmes Vendredi 24 novembre

Avec Maj-Britt Nilsson, Eva Dahlbeck, Anita Björk, Aina Toibe / 1952

Marta, Karin, Rakel et Annette attendent le bateau qui doit ramener leur mari, les quatre frères Lobelius, pour passer ensemble les vacances d'été. Les quatre belles-sœurs se connaissent à peine et commencent à échanger des confidences. Tandis qu'elles partagent leurs souvenirs amoureux, Maj, la petite sœur de Marta, écoute les quatre récits qui ne plaident guère en faveur du mariage. Elle a dix-sept ans et méprise les compromis de ses aînées. Elle s'enfuit en canot à moteur avec Henrik, le fils d'Annette. Ce film est inspiré du roman A Letter to Three Wives de Joseph Mankiewicz.

« Faire des films, c'est se replonger par ses plus profondes racines jusque dans le monde de l'enfance », disait Ingmar Bergman.

La sienne a été marquée par la sévérité d'un père pasteur luthérien qui lui a donné une éducation religieuse austère et culpabilisante. Il a grandi dans ce foyer bourgeois qui interdisait toute expression affective, où les émotions elles-mêmes étaient suspectes. Le maître du cinéma suédois n'a eu de cesse de ridiculiser cette morale protestante et l'hypocrisie du luthéranisme suédois à travers son œuvre. Il a réalisé plus d'une cinquantaine de films dans lesquels dominent l'angoisse de l'homme face à la solitude et la mort, la complexité des rapports entre les hommes et les femmes, la recherche du sens de la vie.

Ce passionné de théâtre et de tragédie a offert ses plus beaux rôles à des femmes, dont Liv Ullmann, sa muse et compagne. Parmi ses films emblématiques, on compte Cris et chuchotements (1972), Scènes de la vie conjugale (1974), Sonate d'automne (1978). Il a obtenu la reconnaissance internationale avec Le Septième sceau (prix du jury du Festival de Cannes 1957), un conte médiéval dans lequel un croisé en quête d'absolu joue aux échecs avec la Mort. Il fait ses adieux au cinéma en 1982 avec Fanny et Alexandre, un film quasi-autobiographique. Le Festival de Cannes lui a décerné la Palme des palmes en 1997, dix ans avant qu'il ne quitte définitivement la scène, il avait 89 ans.

Cycle Ingmar Bergman - chaque vendredi de novembre 20h40 sur OCS Géants

par OCS

Rendez-vous avec le maitre du cinéma suédois et venez (re)découvrir 4 de ses films : "Un été avec Monika", "Les fraises sauvages", "L’œil du diable" et "L’attente des femmes".

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