Le Mag TV

Missions

Saison 3, inédite

Interview de Julien Lacombe, réalisateur

Les jeudis à 20h40

Il y a plusieurs années, Ulysse, mission spatiale européenne avec les meilleurs astronautes et scientifiques français, italiens et allemands, a été la première à partir pour Mars.
Cinq ans plus tard, les survivants revenus sur Terre pensent toujours à Jeanne qu'ils ont laissée sur la planète rouge.
Est-elle encore en vie ?
Le seul moyen pour répondre à cette question est de retourner sur la planète rouge et de tenter de percer les nombreux mystères qui l'entourent.

Pour cette troisième saison, Sam Becker a quitté Mars en laissant Jeanne Renoir et l'équipage à leur sort. À son retour sur Terre, personne ne l'attend. Il comprend qu'il est revenu dans un monde différent. Un monde où personne n'est jamais parti sur Mars. Ceux qui le retiennent désormais prisonnier s'interrogent sur sa véritable identité. Seul, Peter Kaminski finit par croire à son histoire et se met à la recherche des membres de la mission décrite par Sam. Débute alors une enquête autour d'une question obsédante : qui a modifié le Temps, et pourquoi ?

Cette dernière saison se veut toujours plus ambitieuse et le succès des histoires précédentes a encouragé les auteurs à creuser le sillon de l'intrigue, en gardant le même ton, mais en donnant de l'épaisseur aux personnages.
Missions est parti d'une blague entre Boris Duchesnay d'OCS, Julien Lacombe, Henri Debeurme et Ami Cohen. Lazy Company avait été un succès. "Pourquoi ne pas transposer la série dans l'espace ?" leur avait-il lancé.

Julien Lacombe, le réalisateur :
Ma réflexion a été de dire, puisque OCS nous donne une grande liberté créative, plutôt que de faire Kaamelott dans l'espace, essayons de créer quelque chose de plus raisonnable.
Ami est l'un des garçons les plus drôles que je connaisse. Henri, mon meilleur ami et moi, grand connaisseur de science-fiction et le plus sérieux, pouvions nous lancer dans une aventure tout autre.
On a pillé notre inconscient, reluqué du côté de Cameron avec "Abyss, 2001" de Kubrick et "Mission to Mars" nous ont aussi inspirés.
Jeune, j'avais beaucoup lu Asimov et Arthur C. Clarke. On a tout mis dans un shaker et j'espère que nous avons fait le bon mélange.

Avec cette saison 3 comment appréhendez-vous la réaction du public ? Peur de décevoir, de ne pas être au rendez-vous ?
Le problème avec ce genre de série à mystères, c'est qu'on est tenu de délivrer des réponses, sinon les spectateurs se désintéressent de notre histoire. Il ne faut pas non plus ouvrir trop de nouveaux tiroirs en disant : nous n'avons pas répondu aux autres questions mais en voici une nouvelle !
Le plus important pour nous était de faire quelque chose d'assez différent. En restant fidèle à l'ADN de la série, nous avons voulu changer le rythme, les décors aussi.

C'est donc une série mystérieuse ?
Complètement. Puisque nous avions abandonné l'idée de la comédie, nous n'allions pas refaire "Lost" avec des vannes ! Pour clore l'histoire au bout de 3 saisons, il fallait laisser une part d'inconnu. La fin est ouverte. On doit répondre à toutes les questions, mais on ne doit pas non plus répondre à tout. Il reste une part de mystère pour l'espèce humaine.

La série n'en reste pas moins parfaite, avec une réalisation digne des grandes séries américaines !
Parfaite, c'est gentil. Avec l'expérience des saisons précédentes, nous avons travaillé différemment. Nous avons moins misé sur le nombre de figurants et davantage sur le nombre de décors naturels. Nous avons tourné en région parisienne, sur la Côte d'Azur, dans les Alpes... Nous étions aux quatre coins du monde. Mon expérience dans la pub m'a permis d'aiguiser mon regard, d'apprendre à maîtriser les budgets et ceux d'OCS sont serrés !
Du coup, cela nous oblige à nous dépasser. J'ai lu comment s'était faite la fabrication de "Star Wars". J'ai parfois demandé des choses impossibles, mais Chris Calcus, notre spécialiste des décors et costumes, m'a beaucoup aidé.

La série pose une question pour son grand final : et si nous avions tort ?
Le parcours normal du héros est de sauver la planète. Nous avons face à nous une parabole : est-ce qu'il faut sauver la planète ? Cette troisième et dernière saison est une variation sur le parcours du héros. Nous sommes dans un monde qui attend l'homme providentiel qui ne viendra peut-être pas. En cela, la série est pessimiste.
Il y a une porte ouverte à la fin. Notre espèce est formidable, même si une partie est à jeter aux ordures ! Selon Asimov, il faut que notre espèce évolue. Il est bien parfois de savoir faire table rase du passé.
Sans révéler la fin, il convient peut-être d'entourer la Terre de lumière pour mieux la protéger.

Fier du résultat et de ces 3 saisons ?
Ami est aussi un « ami » (lol !) et je suis très fier que nous ayons réussi cela ensemble. Nous sommes arrivés à réaliser ce projet qu'on nous disait impossible à mener à terme. Certes, il y a quelques défauts, certaines choses sont moins belles que d'autres, mais dans l'ensemble je suis très fier de ce que nous avons fait.


Rendez-vous dès le 23 décembre sur OCS Max canal 50 de la TV d'Orange.

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