Le Mag TV

Soirée Depardon

Deux documentaires chocs sur des univers où la vie se joue parfois sur un fil

Le 13 février dès 20h40

Photographe, cinéaste, Raymond Depardon a des passions qu'il aime faire partager en images. Il leur consacre des films, que ce soit le monde paysan avec "Profil Paysan", la psychiatrie avec "Urgences" ou bien encore l'institution judiciaire avec "Délits Flagrants". Dans deux univers qu'il connaît bien et dont lui seul sait les filmer sans en être le voyeur, il livre une vérité qui n'est pas toujours belle à voir, sans que l'on puisse forcément apporter des réponses. C'est dans cette incompréhension que réside tout l'intérêt de ses documentaires avec des images brutes.

12 jours. Inédit TV / -10 ans
Mercredi 13 février à 20h40
Réalisé par Raymond Depardon en 2017
C'est le juge de la liberté et de la détention qui, en vertu d'une loi de septembre 2013, doit donner son accord pour toute hospitalisation sous contrainte au-delà de douze jours. Raymond Depardon s'attache donc au quotidien d'un hôpital psychiatrique, celui du Vinatier à Lyon-Bron.
Qui sont ces hommes et ces femmes hospitalisés sans leur consentement, souvent à la demande de leurs proches ou d'une tierce personne ? C'est le début, pour chaque partie, d'un long travail d'écoute.
Qui du malade ou du juge a raison et comment se la forger cette raison ? Doit-on enfermer quelqu'un, briser une vie sous prétexte qu'il est hors norme ?
Que répondre à ces marginaux qui souffrent, à ceux que la vie a laissé dégringoler sans leur apporter de l'aide. Car ils restent des humains et comme le dit l'un des malades face à un juge au regard perdu : « je suis fou, mais j'ai la folie d'un être humain ».
Il se dégage beaucoup d'humanité de ces témoignages que la mélancolique musique d'Alexandre Desplats vient sublimer. Le documentaire a été nommé pour le César du meilleur film documentaire. Il a obtenu le prix de la meilleure photographie au Festival international du film francophone de Namur

10e chambre, instants d'audience -10 ans
Mercredi 13 février à 22h05
Réalisé par Raymond Depardon en 2004
Raymond Depardon a posé ses caméras entre mai et juillet 2003 à la 10e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Il a filmé plus de 200 cas en « cinéma direct » pour n'en retenir que 12. 12 cas différents avec des personnages, hommes ou femmes, qui comparaissent pour des accusations différentes.
Vols, viols, petits larcins, trafics, convocation pour conduite en état d'ivresse mettent le spectateur face à des gens ordinaires, des petits caïds ou bien encore des pauvres types. Ces cas, sont tous traités par la même juge, Michèle Bernard-Requin, l'un des trois substituts du procureur de Délits flagrants. Ils sont le reflet de la société violente, rythmée par le stress du travail ou la dureté du chômage. La société française est faite d'inégalités que le prisme de ce tribunal met en exergue.
La juge est tour à tour patiente et psychologue, pleine de bonne volonté face à certains paumés. Mais on sent aussi parfois son agacement, sa colère intérieure face à des individus qui croient pourvoir la berner.
Le film appuie aussi le manque de moyens de ces tribunaux engorgés, parfois jusqu'au bout de la nuit, de petites affaires qui auraient peut-être pu se régler autrement. Une fois de plus, Depardon filme les faits, rien que les faits. Il n'apporte pas de solutions. Il fait juste un constat. Le documentaire a été présenté au Festival de Cannes en 2004, en sélection officielle hors-compétition.

Raymond Depardon, l'homme derrière la caméra
Mercredi 13 février 23H50
Réalisé par Marc Iskenderian en 2019

Fils de cultivateurs, grand reporter, photographe des grands conflits et des petites gens, cofondateur de l'agence Gamma, l'une des plus importantes dans l'évolution du statut des photographes, cinéaste. Raymond Depardon, c'est tout cela et bien plus encore.
De ses premiers films documentaires sur le Printemps de Prague ou la campagne de Valéry Giscard d'Estaing en 1974 jusqu'à 12 jours, le réalisateur évoque sa méthode, l'évolution des techniques, et surtout les thèmes qui lui sont chers : les gens.
Du rapport à la justice à l'enfermement, il se penche sur des sujets qui jalonnent son parcours. A ses côtés, Claudine Nougaret, son épouse et productrice avec qui il a fondé sa société de production Palmeraie et Désert, témoigne également de son approche du genre film documentaire.
Portrait d'un génie qui a révolutionné la façon de mettre en valeur les gens. Tous les gens !

La soirée spéciale est à vivre sur OCS City, canal 51 de la TV d'Orange et en replay sur OCS Go

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