Le Mag TV

75 ans après la libération des camps

L'horreur au nom d'une idéologie

Les 21 et 28 janvier à 20h40

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Le 27 janvier 1945, les troupes soviétiques libèrent le camp emblématique d'Auschwitz. Dès juillet 1944, les premiers camps avaient été libérés par les alliés alors que les Allemands se repliaient. En pénétrant les lieux, les soldats ne comprennent pas forcément l'étendue de l'horreur. Il faudra du temps, la découverte de charniers ou de personnes réduites à l'état d'animal, pour que le monde entier sache et comprenne.
4 à 6 millions de personnes ont transité dans ces lieux et pour beaucoup d'entre eux ils représentaient un point final à leur vie.
Les Juifs furent les plus nombreux à être exterminés. Mais le génocide a aussi concerné les communistes, les Tziganes, les Noirs, les Slaves, les homosexuels. Chacun portait une étoile de couleur pour savoir à quelle catégorie ils appartenaient.

Histoire propose le temps de deux soirées de mettre à l'honneur ceux qui ont tout fait pour sauver des vies ou simplement la leur. Des documentaires pour ne pas oublier, voire nier l'horreur de ces camps de la mort.

- Mardi 21 janvier à20h40
Schindler, la véritable histoire

Dans ce documentaire inédit en France qui date de 1983, le réalisateur Jon Blair raconte l'histoire de cet Allemand sympathisant des Nazis mais qui réussit à sauver plus de mille Juifs.
Qui était réellement Oskar Schindler ? Cet industriel joueur, buveur et flagorneur était aussi un espion de l'Abwehr. Mais lorsqu'il prit conscience de l'extermination des Juifs dans les camps de concentration, il a mis en place des stratagèmes pour essayer d'en sauver le plus grand nombre possible.
Ce documentaire sorti dix ans avant le film de Spielberg vaut par la qualité des témoignages recueillis.
Tout d'abord Emilie, la femme de Schindler qui rappelle que son mari était un grand séducteur. Mais aussi sa maîtresse Ewa Kisza qui raconte combien l'homme avait besoin de reconnaissance.
Le témoignage de Ruth Kalder, connue sous le nom de Majola, la maîtresse du commandant du camp de concentration Amon Goeth, est tout aussi poignant que troublant lorsqu'elle déclare « Vous pensez que Schindler aimait les Juifs ? C'était un adorable opportuniste. Il en avait besoin, alors il a travaillé avec eux. Mais il ne les a pas pris à cœur... ».
Les Juifs de Schindler ont fait de lui un « Juste ». Était-il réellement motivé ou un simple opportuniste ? L'énigme reste entière !
Le film a obtenu le BAFTA du meilleur documentaire en 1984.

- Mardi 21 janvier à 22h10
Les libérateurs
Documentaire anglais réalisé en 1995 par Rex Bloomstein
Lorsque les soldats russes, polonais anglais et américains pénètrent dans les camps pour les libérer, ils ne comprennent pas tout de suite ce qu'ils découvrent. Sur ces images d'archives, ce qu'ils racontent marquera à jamais l'histoire et la conscience des hommes.

- Mardi 21 janvier à 23h20  
Les survivants
Documentaire français de Patrick Rotman réalisé en 2004

Le film dit l'indicible : la dernière année, l'évacuation en janvier par les nazis des camps de Pologne, les marches de la mort, l'attente de la fin dans les camps surchargés, l'arrivée des premiers soldats alliés, la libération, le voyage de retour, la redécouverte du monde des vivants et enfin, les retrouvailles avec la famille... quand elle a survécu.
Le film  a obtenu le Prix « Le Monde » au SunnySide of the Doc.

- Mardi 28 janvier à 20h40
Les enfants de Terezin et le monstre à moustache
Documentaire français d'Henriette Chardak réalisé en 2019

À près de 88 ans, Ela Weissberger, une des dernières rescapées du camp de concentration de Terezin, raconte comment dans ce camp un opéra a été joué. Elle a tenu l'un des rôles principaux, le chat, face à la caricature d'Hitler surnommé Brundibár. À travers cet opéra, Ela et les autres enfants se moquaient ouvertement d'Hitler sur scène. Une invention ? Pourtant, l'histoire est vraie !

- Mardi 28 janvier à 21h40
Mut zu leben : le courage de vivre

Réalisé en 2013 par Thomas Gonschior et Christa Spannbauer
Esther Bejarano, Yehuda Bacon, Éva Pusztai et Greta Klingsberg ont survécu à l'une des attaques les plus graves contre l'humanité : l'Holocauste et les camps de la mort.
Comment ont-ils réussi à survivre à ce douloureux moment et comment ces personnes ont-elles réappris à vivre ?
Qu'est-ce qui leur a donné la force de vivre une fois sortis d'Auschwitz ?
Ce documentaire livre le portrait de 4 être pourvus d'un courage impressionnant et d'un espoir qui ne les a jamais quitté.
Esther Bejarano est une rescapée de la Shoah, elle témoigne pour la mémoire et pour que l'on n'oublie jamais.
Eva Pusztai-Fahidi, une juive hongroise, et le couple Greta Klingsberg et Yehuda Baconle détaillent les conditions de déportation.
Ces derniers se sont connus à Auschwitz. Avant d'y être internés, Greta chantait à l'opéra pour enfants du camp de Theresienstadt (superbe récit dans le documentaire Les enfants de Terezin et le monstre à moustache), alors que Yehuda travaillait dans les ateliers du camp.
Ici on découvre que pour eux, il y a autre chose que la souffrance de l'Holocauste : c'est le triomphe de l'humanité sur l'inhumanité.
Il ressort de ces témoignages, une grande déclaration d'amour à la vie.

Deux soirées, les 21 et 28 janvier,  à vivre sur Histoire TV canal 125 de la TV d'Orange. Disponible en replay pendant 60 jours.

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