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Bernard Mabille

"30 ans d'insolence", ça se fête et pas n'importe comment : ce sera en direct à l'Olympia !

Samedi 12 janvier à 20h50

Bernard Mabille
Bernard Mabille

Celui que Thierry Le Luron appelait affectueusement « Maboule » fait une halte parisienne pour fêter 30 années de scène, de coups de griffes et de bons mots. Membre des Grosses Têtes sur RTL, de La revue de presse sur Paris Première, il partage sur scène avec son public fidèle, ses chroniques de la vie quotidienne écrites avec une plume trempée dans l'acide.

Comment devient-on Bernard Mabille ?
Très jeune j'étais chahuté par mes petits copains de classe, mon nom s'y prêtait bien. Il est sans doute aussi la cause de ma carrière. Au début, pour gagner ma vie, je vendais des aspirateurs et des cours de dessin. Mon oncle, lui, me voyait devenir journaliste. J'ai beaucoup ramé. Un jour par hasard, j'ai croisé Henry Chapier qui m'a tendu la main et présenté à Philippe Tesson. Quand deux journalistes comme eux vous disent que vous avez du talent, vous filez. J'ai embarqué dans la belle aventure du Matin de Paris. J'étais pigiste de ce nouveau quotidien. C'est grâce à un mauvais papier, mais honnête sur son spectacle, que j'ai fait la connaissance de Thierry Le Luron. Plus tard, il a reconnu que j'avais raison et que ce jour-là, il avait bâclé son spectacle.

Les années Le Luron ?
Mabille et Le Luron, deux noms qui ne s'inventent pas et qui devaient se rencontrer. J'ai lâché mon métier de journaliste pour devenir auteur de ses spectacles. J'ai connu 7 années de vie de couple platonique avec Thierry. À l'amour, à la haine. C'était un homme de mauvaise foi, mais c'était une star comme il n'en existe plus et qui était en fait très gentil. Il voulait conquérir le Tout-Paris dont il rêvait de devenir roi. Il souffrait beaucoup de son enfance, triste, il voulait prendre sa revanche. J'ai passé de belles années à ses côtés où j'ai appris à écrire pour me moquer de la politique, des grands de ce monde et de la vie de tous les jours. C'est aussi lui qui m'a fait monter sur scène pour jouer dans ses sketchs.

L'insolence ?
J'ai grandi comme cela, dans l'insolence. Quand on voit les gens qui vivent le dos courbé, quand on sait que ce n'est pas Emmanuel Macron qui dirige le pays, mais les banquiers, que ce sont eux qui tiennent les Français par le surendettement et les crédits, on ne peut qu'être insolent et avoir envie de se révolter.
Oui, je suis insolent, rebelle, je déteste les gens qui asservissent les autres. Alors je le dis et je me moque gentiment de ce système. Et puis être rebelle, ça me rend jeune. Cela m'évite de vieillir.
En fait, je suis pour le bordel intégral. J'aime le bordel, qu'on foute tout en l'air et qu'on reparte à zéro.

Le spectacle n'est jamais le même d'une ville à l'autre, il évolue en fonction de l'actualité ?
Je me lève à 5 heures tous les matins, je lis tous les journaux, je regarde la télé, j'écoute la radio. C'est un terrible plaisir. Je nourris mes sketchs avec l'actualité.
Et puis je me moque aussi beaucoup de moi et de mes petits travers. Je dis : « tous des cons, même moi » . Il faut prendre du recul quand on est humoriste. J'ai la chance d'avoir un physique et j'en joue !

La scène ?

Cela a été dur de monter sur scène. J'ai mis 10 ans. On m'a dit : "bois un coup avant d'y aller", mais cela n'était pas bénéfique, au contraire ! Alors, j'ai fait des tournées, je suis allé chercher les spectateurs un à un. J'ai commencé dans des salles où j'étais content quand il y avait 10 personnes. L'Olympia sera plein, il y aura 1800 personnes.
Je respecte ce public qui vient me voir pour rire. Je les reçois comme des amis. Les gens sortent du spectacle en se disant : "il ne nous a pas volés". Pendant deux heures de parlotes, j'établis une conversation complice et taquine avec eux.

Qu'est-ce qui vous arrêtera ?
La maladie ! Si je suis trop décrépi, je ferai mes derniers spectacles en ombres chinoises. Mais tant que je peux, je monterai sur scène. Même s'il ne faut pas le dire, je n'ai plus le trac. J'ai une équipe technique formidable. C'est la même depuis longtemps, je peux compter sur elle.
Et ce n'est que du bonheur, à 70 ans, chaque matin je me lève avec le sourire !

Rendez-vous sur Paris Première (canal 36), le 12 janvier à 20h50.

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