Le Mag TV

Élodie Poux

La Revue de Presse

Ne lui en cherchez pas, elle a du répondant !

Interview

Véritable phénomène de la chaîne, La Revue de Presse a vu le jour le 17 octobre 2007 sur Paris Première. Des humoristes sous la houlette de Jérôme de Verdière décortiquent l'actualité tous les quinze jours. Des politiques, des écrivains viennent partager de grands éclats de rire, le tout «croqué » par de grands dessinateurs français.
L'émission a remis au goût du jour l'humour politique.
Jacques Mailhot, Régis Mailhot et Philippe Chevalier commentent l'actualité avec Bernard Mabille. Les imitateurs Michel Guidoni et Florence Brunold donnent vie à des hommes et femmes politiques plus vrais que nature.
Thierry Roche, spécialiste du n'importe quoi, tente avec son paper-board d'expliquer des sujets auxquels il ne comprend rien.
Didier Porte, avocat du diable est la note gauchiste de l'émission.
Enfin, Stéphane Rose tente de répondre aux questions des téléspectateurs.
Rencontre avec l'un des deux éléments féminins de la bande Élodie Poux qui a su très vite se faire une place au milieu de tous ces hommes.

Petite, vous vouliez être cinéaste et en fait vous vous retrouvez animatrice périscolaire ?
Non, je voulais être "comédienne de films" ! C'était mon rêve secret que je n'osais pas m'avouer à moi-même. Du coup j'ai fait ce que font tous les gens qui n'ont pas encore trouvé leur voie, j'ai trouvé un job d'attente où il n'y a pas besoin de s'engager avec trop de diplômes.
J'ai fait 12 années d'animation périscolaire, jusqu'à ce que je rencontre le théâtre.

Ces 12 années vous ont inspirées pour votre spectacle ?
Oui, enfin si j'avais été factrice, j'aurais fait un spectacle sur les facteurs ! Mais il est vrai que le thème de l'enfance est universel, il y a ceux qui en ont, ceux qui n'en ont pas.
Après, rire des moments difficiles que j'ai parfois vécus, permet de ne pas finir folle.
Mon personnage est parfois dur avec les enfants, mais si ce que raconte était vrai, j'aurai fini en prison ! Je ne laisse pas les petits chialer sous la pluie et l'orage, et en même temps un sketch sur une journée de coloriage serait un peu emmerdant.
 
Beaucoup d'enfants viennent vous voir, alors que vous vous moquez d'eux ?
Oui et non. Je parle de leurs rapports avec leurs parents, de l'école, je fais des personnages, je me costume, je fais des tronches, des voix. En fait je tape plus sur les parents, le personnel enseignant que sur eux !

Vous vous moquez des enfants pour vous moquer des adultes et un peu de vous ?
Oui, j'ai eu une fille récemment, elle va grandir et je suis déjà en train de faire des choses dont je me moquais hier encore.
Je me moque de moi, de nous et cela n'ira pas en s'améliorant !

Vous venez d'avoir une fille justement, vous avez déclaré "les enfants je n'en veux pas parce que je veux rester seule aux toilettes, dormir le dimanche matin". Comment cela se passe depuis que vous êtes mère ?
Ça se passe très bien car j'ai une enfant qui dort beaucoup, fait ses nuits et cette fille a un père. On se la partage et tout va pour le mieux.

Poux un nom facile à porter ?
Quand j'étais en maternelle, ma mère me disait : "tu verras en primaire, ils seront habitués à ton nom, ils ne se moqueront plus", ce qui n'a pas été le cas. Au collège non plus.
Quand j'étais en sport étude, même le prof s'y était mis : "ça ne m'étonne pas que vous ayez fait ce score à la course, puisque les enfants des poux ce sont les lentes !"
Aujourd'hui quand on m'appelle dans une salle d'attente je sens des regards amusés. Pour monter sur scène c'est plus facile car c'est un patronyme rigolo et ça reste dans le tête, si je puis dire. Poux c''est bien, ça se retient...

Vous avez le syndrome du Playmobil comme l'indique le titre de votre spectacle ?
Comme lui j'ai toujours le sourire, j'essaye de toujours trouver le positif. J'ai le syndrome de l'optimisme.

Vous riez souvent, mais peut-on rire de tout, encore plus lorsque l'on est une femme ?
On a moins tendance à pardonner la vulgarité aux femmes qu'aux hommes. Je pense qu'on peut rire de tout, même si certains ne le supportent pas. Je l'ai appris à mes dépens. Lorsque je me suis moquée d'un jeune torero dans un de mes sketchs, il m'a attaquée en justice. D'abord condamnée pour injures publiques, j'ai finalement été relaxée en appel.

La revue de presse ?
J'y suis arrivée par hasard. J'avais participé à une autre émission avec Bernard Mabille sur Paris Première. Après une impro avec lui, le producteur m'a demandé de venir faire une revue de presse, j'en ai fait une et aujourd'hui j'y suis encore. Je suis seule au milieu de tous ces hommes, mais je ne me pose aucune question sur la misogynie. Et finalement je me suis fait ma petite place et j'y suis bien.

Piquante sur Téva ?
Le public n'est pas le même. Il est plus jeune. Les thèmes de mes sketchs me sont imposés et de fait je suis un peu plus légère que ce que je peux faire dans la revue.


Rendez-vous sur Paris Première (canal 36) un lundi sur deux à 20h50

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