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Le ballet royal de la nuit

Une œuvre qui n'avait pas été jouée depuis son unique représentation en 1653 !

Le 23 décembre à 20h30

Le ballet royal de la nuit
Le ballet royal de la nuit

Au lendemain de la Fronde, pour asseoir le pouvoir du jeune Louis XIV, Mazarin commande « Le Ballet royal de la nuit », une œuvre de cour qui consacre le jeune monarque en Roi-Soleil.
Le roi Louis XIV, alors âgé de 14 ans, y jouait le dieu Apollon. Dans ce ballet il apparaît sur scène par une trappe, vêtu d'or et représente le soleil. Il danse avec d'autres seigneurs qui représentent les planètes qui tournent autour de lui. Avec ce spectacle, il démontre sa puissance et assoit son pouvoir.
C'est d'ailleurs lui qui a le dernier mot : « Sur la cime des monts commençant d'éclairer, je commence déjà de me faire admirer »
Créé le 16 février 1653, il ne sera jamais rejoué, pire même le manuscrit avait disparu. Il a été retrouvé en 2017 en Normandie.

Sébastien Daucé, de l'ensemble Correspondances en résidence au théâtre de Caen, a reconstitué avec réussite la partition ajoutant des airs d'opéras italiens pour recréer avec panache le grand siècle de Louis XIV. La mise en scène est assurée par Francesca Lattuada qui a voulu restituer le foisonnement du livret qui puise son inspiration dans les fables, contes et légendes de l'époque. Les costumes sont démesurés, colorés, animés pour reproduire le merveilleux de ce spectacle. À conseiller à tout le monde dès l'âge de 8 ans !

D'après « Le Ballet royal de la nuit » d'Isaac de Benserade, Jean de Cambefort, Jean-Baptiste Boësset, Louis Constantin, Michel Lambert et probablement Jean-Baptiste Lully,
Orfeo de Luigi Rossi, Ercole Amante de Francesco Cavalli et des airs de ballet d'Antoine Boësset, Michel Lambert.
Durée 3h16 ; Enregistré le 12 novembre 2017 au Théâtre de Caen
- Ensemble Correspondances :
Sébastien Daucé (Direction)
Judith Fa (Soprano) : Pasitea, Mnémosyne
Deborah Cachet (Soprano) : La Lune, Déjanire, Une grâce française
David Tricou (Ténor) : Apollon, L'Aurore
Davy Cornillot (Ténor) : Endymion
Etienne Bazola (Baryton) : Le Sommeil
Renaud Bres (Baryton) : Hercule
Nicolas Brooymans (Basse) : Grand Sacrificateur
Lucile Richardot (Mezzo-soprano) : La Nuit, Vénus italienne
Violaine Le Chenadec (Soprano) : Une Heure, Cintia, Une grâce française
Caroline Weynants (Soprano) : Eurydice, Une grâce française
Ilektra Platiopoulou (Mezzo-soprano) : Junon
Caroline Dangin-Bardot (Soprano) : Vénus, Le Silence

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