Le Mag TV

Nicole Ferroni

Piquantes !

Une brune qui ne compte pas pour des prunes !

Chaque vendredi à 22h40

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Que de chemin parcouru depuis son Maroc natal. Une fois rentrés en France, ses parents ont posé leurs valises à Aubagne près de Marseille.
Déjà chez les Scouts, elle était un vrai moulin à paroles. Pas étonnant qu'aujourd'hui elle continue à se servir de sa voix pour faire passer des messages, tantôt avec beaucoup d'humour, sur scène ou à la télé, tantôt avec beaucoup d'émotion comme dans ses chroniques sur France Inter.
Ce que l'on ne sait pas, c'est qu'elle trace sa vie à coup de baguette magique, la "Fée Roni". Professeur de SVT (sciences et vie de la Terre), elle décide de devenir actrice. Puis elle passe le CAPES. Puis elle redevient actrice, comique révélée par "On ne demande qu'à en rire". Puis elle vole de ses propres ailes. Après avoir été membre de bande dans plusieurs émissions, la voilà chef de bande dans "Piquantes !", un talk qui ne compte que des filles pour parler actualité en compagnie d'un invite. Il n'y avait que "la Ferroni" pour oser tout cela !

Vous avez un point commun avec Marcel Pagnol. Comme lui, vous avez fait vos études à Aubagne et Marseille. Doit-on y voir un signe ?
Vous voulez dire prédestinée au Pastis ? Mais je ne suis pas très Pastis ! Je ne me considère pas comme son héritière, mais j'espère pouvoir le rejoindre dans l'écriture. Il s'inspirait beaucoup du quotidien. Il allait choper des phrases dans les cafés de Paris ou de Marseille.
En ce moment les cafés c'est compliqué, du coup je vais beaucoup au marché pour trouver mon inspiration ! Et si on reconnaît que comme lui je peux avoir une écriture du quotidien, alors c'est un beau compliment.

Des sketches comiques, une écriture parfois très sérieuse sur France Inter, comment passe-t-on de l'un à l'autre ?
Je prends plaisir à écrire dans des styles différents. J'aime bien partir sur des sujets qui peuvent être pompeux, sérieux, très poétiques, voire législatifs, car j'aime bien décortiquer les textes de loi et en même temps, j'aime bien pouvoir déconnecter du réel et juste m'inspirer de l'attitude d'une personne. J'aime rire parfois du fond, parfois de la forme !
C'est exactement ce que je peux faire dans "Piquantes !" où je vais montrer un extrait d'un discours au Parlement et l'instant d'après faire des blagues très potaches.
Un des gimmicks du début de l'émission, c'est une question que je pose à Thaïs : « Au fait, tu sais ce truc-là, comment ça s'appelle ? » Et la  réponse est toujours la même : "c'est une b... ". On ne peut pas dire que ce soit dans l'élégance absolue, mais on aborde en même temps des sujets de fond comme la place de la femme à la télévision. Nous sommes passées de speakerines à présentatrices de talk, mais sans se prendre au sérieux. Potache, quoi !

Des références en humour ?
Je suis très admirative de Jacqueline Maillan, de son travail. Elle est à la fois réelle et extravagante, mais tout ce qu'elle raconte peut nous arriver, elle rend accessible des choses surréalistes. Un peu comme Louis de Funès, Bourvil, j'assume cette façon de surjouer un rôle.

Jusqu'à devenir la Fée Roni dans Boyarland ?
Je me suis d'abord dit : "Est-ce que ça va être facile à faire la Fée Roni ?". J'ai d'abord dit non et en même temps une partie de moi disait oui ! Ça me permet de reposer mon cerveau et d'être sur un autre registre. Et puis une fille a toujours envie d'être fée ou princesse. Alors, si je vais à Pôle Emploi j'ai le droit d'écrire Fée !

Un prix Anticor ?
Et je n'ai pas corrompu l'association pour l'avoir ! Je l'ai reçu pour avoir dénoncé la directive « Secret des affaires » et beaucoup d'autres dysfonctionnements démocratiques, mais le tout avec humour. Je ne pensais pas que mon travail aurait un tel retentissement. J'étais honorée d'être ce garde-fou éthique. J'ai reçu des prix de l'humour, mais celui-là, c'est différent.

Peut-on être femme et rire de tout alors ?
Nous avons fait une émission "Piquantes !" sur l'appel des 346 ou "l'appel des salopes". Cela nous a permis de voir tout le chemin parcouru dans le combat des femmes sur l'avortement. On l'a d'abord traité sérieusement puis sur un ton plus léger.
Sinon je ne m'interdis rien en tant que femme. En tant qu'humain, oui.
Je ne veux pas rendre les gens malheureux pour un trait d'humour.
Mais je n'ai pas l'impression en tant que femme de m'interdire des choses.

Et être meneuse de la joyeuse bande des "Piquantes !" ?
À la base, je n'aime pas trop être chef. Être capitaine. Dans l'émission, ça se passe très bien. Je n'ai pas choisi mes camarades de jeu, donc je n'ai pas de responsabilités vis-à-vis d'elles.
Nous ne sommes pas dans un rapport de hiérarchie. Je suis celle qui a le privilège de mener l'interview avec l'invité.
Chacune a sa personnalité, son rôle à jouer. On peut s'envoyer de grosses vannes, mais on sait qu'on s'aime. C'est juste pour l'émission !

Rendez-vous chaque vendredi à 22h40 sur Téva (canal 35 de la TV d'Orange).
 

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