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Très très bon… anniversaire !

François-Régis Gaudry souffle les 10 bougies d’une émission culte

Interview

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Cela fait 10 ans que François Régis Gaudry et sa fine équipe sillonnent les rues de la capitale, parfois celles de province et de l’étranger pour dénicher les meilleures adresses pour bien boire et bien manger. Qu’elles soient abordables ou un brin plus chères. Mais avec lui on est toujours sûr de régaler nos papilles et de mettre notre palais en joie.
En 10 ans, l’équipe a consommé 96 kilos de frites, pris 16 kilos et taché 621 pulls entre autres...
10 ans plus tard, on ne se lasse pas de se mettre à table avec François-Régis Gaudry, l’homme qui est passé de Sciences-Po à la cuisine.
Pour lui c’est un mélange de passion et de hasards qui l’a conduit là où il est.

François-Régis Gaudry : la passion m’est venue grâce à ma famille qui est très gastronome. Avec ma mère corse, j’ai découvert la cuisine méditerranéenne et avec mon père lyonnais, les grands chefs étoilés comme Paul Bocuse, les frères Troisgros…
Je dirai que j’ai appris la cuisine avec ma mère et avec mon père la raison sociale qu’elle représente. Grâce à eux je connais la valeur de l’alimentation, mais aussi son véritable intérêt épicurien et culturel.
Après Sciences po, je voulais être journaliste. J’ai commencé à écrire en 2005 pour l’Express sur les grands chefs, mais le vrai virage culinaire date de 2006 quand j’ai remplacé Jean-Luc Petirenaud qui avait une rubrique de critique gastronomique dans le magazine. J’ai pris ce rôle à la demande de Christophe Barbier, je lui dois beaucoup.
Paris Première définit votre émission comme une halte gourmande. Vrai ou faux ?
Oui, ou comme un carnet d’adresse animé où il n’y a pas de stylo mais une caméra qui prend le pouls de ce qui se passe à Paris dans le domaine de la cuisine. Aussi bien les grandes tables que les petites.
Il est vrai qu’on s’adresse plus à un public qui habite le 10e, le 11e arrondissement de Paris, le haut Marais. Mais on a aussi, et ce n’est pas péjoratif, notre rubrique boui-boui où on peut bien manger dans des restos pour moins de 15 euros.
On cherche des cantines qui nourrissent bien.
On va aussi en régions. On est allé à la montagne, à Lyon aussi où il se passe beaucoup de choses. Et puis à l’étranger dans des villes comme New-York, Barcelone, ou des pays comme l’Italie, de véritables terrains de jeux culinaires.

Les chroniqueurs de Très très bon ?
J’ai une équipe un peu foldingue, c’est ce qui fait la richesse de l’émission.
Feg est un peu perchée. Il y a les filles parisiennes gourmandes que sont Elvira, Philippine ou Mina.
Valentine qui aime le sucré et Gwilherm, un ancien sommelier qui parle avec envie et bienveillance du vin, mais aussi de la bière ou du cidre.
C’est une bande avec des goûts différents qui vit des aventures gourmandes avec un peu de culture dedans. Car la cuisine c’est une part de la culture française. On apprend la différence entre la sauce ravigote et la gribiche, un vol-au-vent ou une bouchée à la reine ! Pourquoi tel plat vient de telle région. Les gestes à faire en cuisine…
Cela fait partie des messages que nous aimons à transmettre.

Le 4 juillet l’émission a fêté ses 10 ans, cela fait beaucoup ?
Oui cela fait beaucoup, mais quand on aime, on ne compte pas. Je ne m’en lasse pas. C’est pour moi un moment de plaisirs ludiques, une récréation. Ce sont des moments de partage. Je joins l’utile à l’agréable puisque je travaille en mangeant ! Par contre, maintenant que je suis connu, c’est plus difficile pour les caméras cachées. Mais récemment, je suis allé chez Thomas Sombardier. Il était prévenu, mais il n’était pas là. Mon expérience était médiocre et je l’ai dit. S’il avait été présent, il se serait arrangé pour faire le show, mais là il ne sait pas ce qui s’est passé. Il le découvrira dans l’émission.

En 10 ans, on a assisté à l’éclosion de François-Régis Gaudry, vous vous lâchez un peu plus. Une belle évolution ?
Je ne m’en rends pas forcément compte. Je fais tout avec sérieux. Sur Top Chef les grands duels, tout est normé. J’essaye de faire valoir ma personne en restant moi-même. J’introduis une part de ma sensibilité en donnant des recettes de cuisine, celle que je pourrais faire à la maison.
Sur Très très bon, on se renouvelle sans cesse. On se lance de nouveaux défis en explorant de nouveaux territoires, en province comme à Rennes ou Nice. Nous ne sommes pas que Parisiens, loin s’en faut, j’aime aller faire un tour ailleurs, dans ces villes qui ont aussi une âme culinaire.
Et pour l’avenir, je ne me pose pas de questions. Tant que je peux faire mon boulot et que cela reste dans mes valeurs.
Mon moteur, c’est l’enthousiasme et la transmission. Je suis attaché à la différence patrimoniale, au savoir-faire paysan.
N’oublions pas que la nourriture est une partie intégrante de nous-mêmes.

Rendez-vous sur Paris Première (canal 36) le dimanche 3 juillet à 12h00 pour les 10 ans et tous les dimanches, les rediffusions des meilleures émissions de l'année.

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