Le Mag TV

Omar da Fonseca

Le poète et le football

Interview

Omar da Fonseca
Omar da Fonseca

Omar da Fonseca est un ancien joueur de football originaire d'Argentine qui a pleinement réussi sa reconversion. Après avoir évolué sur les terrains du PSG et de Monaco en tant qu'attaquant, puis avoir été agent de joueurs, c'est tout naturellement qu'il s'est transformé en consultant pour les chaînes de télé. On le retrouve désormais sur beIN SPORTS avec son émission Omar c'est foot les lundis et jeudis à 22h30, mais aussi aux commentaires de grands matchs. C'est aussi le spécialiste de la Liga dans Giga Liga, émission qu'il a rendue célèbre par sa fougue dans ses commentaires mais aussi pour son « fameux » mot de la fin !

Beaucoup d'anciens joueurs deviennent consultants, c'était la logique pour vous ?
Non bien au contraire ! One le devient, on le prépare, mais on ne l'anticipe pas. Je le suis depuis un certain temps. D'abord à Canal + avec Charles Bietry.
Je ne voulais pas du tout le faire, je parlais mal le français, je faisais plein de fautes. Mais il m'a convaincu avec cette phrase : « c'est de la télé, alors si tu ne sais pas quoi dire, tu souris  et ça se passera bien ! »

Quand on vous regarde, on a le commentateur, mais aussi le showman, l'acteur. En Espagne El Chiringuito de Jugones ou bien encore So Futball en Argentine sont de véritables spectacles, on dirait que les Latinos et vous aussi parlez de foot comme d'un spectacle ?
J'ai été nourri par ce genre d'émissions, pour nous le football c'est un match, mais sans le débat, sans la comédie ce ne serait rien. Parfois des amis me disent qu'ils vont regarder le match tout seul. Je leur dis comment est-ce possible ? Un match ça se partage, ça se commente, il faut le vivre, ressentir des émotions.
En Argentine, un match c'est avant, pendant et après. Et puis ça n'est que du sport !

Thomas Clerc, l'écrivain, a dit de vous : « Il vibre à ce qu'il regarde, son style fleuri argumente baroquement la tension d'un match ». Quand on vous regarde, il y a certes le commentaire, mais aussi le corps qui réagit autant que les mots.
Cela doit venir da la viande des vaches argentines et de leur lait avec lesquels j'ai été élevé ! Je suis bourré de vitamines et j'ai besoin d'extérioriser les sentiments que je ressens. C'est naturel ! Nous, les Argentins, communiquons facilement, il n'y a pas d'entraves, on se parle franchement. Alors en télé si j'ai besoin de crier, je crie, si je pleure, je pleure...

Sur le même sujet Interview

Plus de sports

Les nouveautés de la TV d'Orange

La TV Orange sur les réseaux sociaux