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Rodolphe Pires

Face à face

Coupe du Monde de rugby à XIII, quelles sont les chances de la France ?

interview

Rodolphe Pires

La Coupe du Monde de rugby à XIII vient de débuter en Australie en exclusivité sur beIN SPORTS. L'occasion d'interroger Rodolphe Pires qui nous présente cette compétition où la France aura son mot à dire !

La présentation de la Coupe du Monde

La Coupe du Monde de rugby à XIII en Australie, c'est comme quand on joue la Coupe du Monde de football au Brésil : c'est le pays du rugby à XIII qui reçoit les meilleures nations pendant un peu plus d'un mois. Celles que l'on verra pendant la compétition sont des équipes composées par des joueurs de championnats majeurs, qui sont diffusés sur beIN SPORTS. La Super League pour les équipes européennes et la NRL (National Rugby League) qui nourrissent une grande partie des nations qui vont se défier dans l'Australie toute entière. En effet, on va jouer de Sydney à l'Ouest, jusqu'à Perth à l'Est, en passant par Darwin dans le Nord jusqu'à Melbourne dans le Victoria. Ce Mondial sera également présenté dans des endroits très exotiques comme la Papouasie-Nouvelle-Guinée et en Nouvelle-Zélande lorsqu'il y aura des matchs à la fois de poules et de phases finales. On espère d'ailleurs voir la France en quarts de finale à Wellington.

Pourquoi le rugby à XIII est si particulier

Le rugby à XIII est un sport cousin de celui à XV. Mais c'est une philosophie différente car c'est un rugby qui donne lieu à ce que les gens connaissent un peu à travers le football américain : une possession du ballon, un nombre de séries de ballons à jouer, qu'on appelle des tenus. Au bout de la série de tenus, on rend le ballon à l'adversaire, ce qui implique forcément une démarche offensive et une plus grande prise de risque. De par les règles qui interdisent les touches ou qui réglementent différemment les mêlées, c'est un jeu plus vif, plus rapide, plus spectaculaire et constant. C'est un jeu de déplacements perpétuels, de passes, de contacts, d'adresse et de technique individuelle où les joueurs ont un gabarit physique bien particulier : ils sont généralement plutôt grands, costauds et excessivement techniques car tout le monde doit être capable de tout faire. Des physiques de décathloniens. Au niveau des règlements, l'essai vaut quatre points, la pénalité en vaut deux et le drop n'en vaut plus qu'un. Cela permet de faciliter le jeu à la main.

Les chances de la France

La France est l'une des nations fondatrices de la Coupe du Monde. Le trophée de champion du monde s'appelle d'ailleurs le trophée Paul Barrière, qui était le président de la Fédération française de l'époque et qui était l'un des pères fondateurs de la Coupe du Monde. C'est aussi l'occasion pour l'équipe de France de s'évaluer à l'échelon mondial parce qu'elle est coincée derrière un groupe de nations : l'Australie, la Nouvelle-Zélande et l'Angleterre. Et derrière ces trois « gros », on peut mettre des équipes qui seront à niveau égal : les Fidji, demi-finalistes de la dernière édition, les Tonga, les Samoa, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et donc la France. C'est une position un peu difficile et la France saura ainsi où elle en est après avoir connu dix ans de Super League avec les Dragons et après avoir été secouée lorsqu'elle a affronté les nations du Sud.

La poule des Bleus

Elle est très relevée car il y a deux très gros poissons : l'Angleterre et l'Australie. Elle joue aussi le Liban, ce qui n'est pas une incongruité : le Liban est un vrai pays de rugby en raison de la diaspora libanaise, installée dans les quartiers de Sydney. Les Libanais sont donc très dangereux car ils évoluent en NRL. C'est pour cette raison que les Français prennent ce match très au sérieux et c'est clairement le match à ne pas perdre pour eux. Une victoire face au Liban sera quasiment significative d'un quart de finale. L'Australie et l'Angleterre s'affronteront eux en ouverture de ce Mondial et cela sera un moment très particulier pour beIN SPORTS car on va retransmettre la cérémonie. Et le porte-drapeau de la sélection française sera... Louis Bonnery, notre consultant !

Le dispositif beIN SPORTS pour cet événement

Je serai sur place avec Louis Bonnery, un journaliste reporter d'images, Florent Dulin, et notre consultant rugby à XIII australien, Laurent Garnier, qui a commenté avec moi la cérémonie d'ouverture et qui sera avec nous pour tous les matchs de l'équipe de France. On va tourner des avant-matchs sur place qui seront ajoutés aux émissions spéciales Rugby Pack qui vont encadrer les matchs des Bleus. Vincent Pochulu et Thomas Bosc, ancien joueur des Dragons et de la France, les présenteront. Bertrand Bégué et Laurent Bidot commenteront également les matchs. Il va falloir être matinal ! Tu as trois sessions : 5h, 7h et 11h du matin. Sachant que le match de 5h sera rediffusé un peu plus tard. On va quand même épargner nos abonnés (sourire). On est contents de diffuser notre deuxième Coupe du Monde et de suivre l'équipe de France qui, coûte qu'il arrive, vendra très chèrement sa peau.